Publié le 11/02/26
Comment décrocher une alternance en couvreur ?
Le métier de couvreur‑zingueur recrute partout en France, et l’alternance est la voie privilégiée pour y entrer. Les entreprises ont besoin de profils capables d’intervenir sur les toitures pour assurer l’étanchéité, la protection du bâtiment et, de plus en plus, intégrer des solutions liées à la transition énergétique (isolation, réemploi des matériaux, gestion de l’eau de pluie).
Clarifier son projet avant de postuler
Avant de répondre à des offres, il est utile de définir précisément son projet. Pour une alternance en couverture, la plupart des candidats visent un CAP Couvreur ou un CAP Couvreur‑zingueur, diplômes qui permettent de devenir rapidement opérationnel sur les chantiers.
Quelques questions à se poser :
- Quel diplôme je prépare (CAP couvreur / couvreur‑zingueur, puis éventuellement BP ensuite) et sur quelle durée ?
- Sur quelle zone je peux me déplacer chaque jour (temps de trajet, transports, véhicule) ?
- Est‑ce que les contraintes du métier me conviennent : travail en hauteur, en extérieur, par tous les temps, port de charges, déplacements fréquents ?
Ensuite, il faut construire un discours cohérent :
- En première formation, mettez en avant votre envie de travailler dehors, votre goût pour le travail manuel, votre absence de vertige et vos premiers contacts avec le bâtiment (stage de 3e, petits chantiers, jobs d’été, bricolage).
- En reconversion, insistez sur ce que vous apportez déjà : ponctualité, résistance physique, sens du travail bien fait, relation client, travail en équipe… et expliquez ce qui vous attire dans la couverture (métier concret, secteur qui recrute, plaisir de “voir le résultat” sur un toit terminé).
Vous pouvez aussi glisser quelques termes techniques pour montrer que vous vous êtes renseigné :
tuiles, ardoises, zinc, écran sous‑toiture, liteaux, chevrons, faîtage, noue, gouttière, descente d’eaux pluviales, soudure à l’étain… Pas besoin de tout maîtriser, mais cela prouve que votre projet ne sort pas de nulle part.
Le permis B est un vrai plus : les chantiers sont rarement à côté de chez vous, et les équipes partent souvent tôt en camionnette. Si vous ne l’avez pas, expliquez comment vous vous organisez (transports en commun, covoiturage, proximité des chantiers) et, si c’est prévu, indiquez que vous comptez le passer pendant votre alternance.
Où trouver des offres d’alternance couvreur‑zingueur ?
Un bon réflexe est de diversifier les canaux plutôt que d’attendre “l’offre parfaite” sur un seul site.
Les principaux leviers :
- Sites d’emploi : grandes plateformes, jobboards spécialisés BTP, La Bonne Alternance. On y trouve des offres de petites entreprises, de PME de couverture et de groupes du bâtiment.
- Réseau personnel et professionnel : proche qui travaille dans le BTP, artisans du quartier, anciens professeurs, coachs sportifs, etc. Une recommandation peut suffire à obtenir un essai sur un toit.
- Candidatures spontanées : en cherchant “couvreur”, “couvreur‑zingueur”, “charpente‑couverture” sur Google Maps, vous repérez les entreprises près de chez vous. Notez leurs coordonnées et allez les voir ou envoyez‑leur une candidature ciblée.
Fixez‑vous un objectif régulier (par exemple 5–10 nouvelles entreprises contactées par semaine) pour garder un rythme et ne pas vous décourager.
Prendre contact avec les entreprises
La prise de contact fait souvent peur, surtout pour un métier impressionnant comme la couverture, mais avec quelques modèles simples, c’est beaucoup plus accessible. Proposer un court stage d’essai peut aussi rassurer l’entreprise : elle peut voir votre motivation en conditions réelles sans prendre de risques.
Par mail ou message
Exemple de mail simple :
Objet : Candidature à une alternance en couverture / zinguerie
Bonjour,
Je m’appelle [Prénom Nom] et je souhaite préparer un CAP Couvreur‑zingueur à partir de [mois/année]. Je recherche une entreprise pour réaliser mon alternance et apprendre le métier sur vos chantiers.
Je suis motivé pour travailler en hauteur, en extérieur et m’investir dans votre équipe. Pour vous permettre de juger de mon sérieux, je peux commencer par quelques jours de stage d’observation sur un chantier.
Seriez‑vous disponible en fin de semaine ou la semaine prochaine pour en discuter ?
Merci de votre attention,
[Signature]
L’objectif : un message court, clair, qui montre que vous savez dans quoi vous vous engagez.
Au téléphone
Avant d’appeler, préparez :
- votre présentation (âge, projet de CAP couvreur‑zingueur, date de début) ;
- l’intitulé de la formation ;
- 2–3 questions simples : “Prenez‑vous des alternants ?”, “Faites‑vous surtout de la tuile, de l’ardoise, du zinc ?”, “Pourrais-je venir vous transmettre mon CV et convenir d’un rendez-vous ?”.
Le ton doit rester simple, direct et poli.
En vous présentant directement
Pour les petites entreprises et les artisans, le contact en face‑à‑face reste très efficace :
- passez en tenue professionnelle, adaptée à un environnement de chantier ;
- demandez à parler au gérant ou à la personne qui gère les équipes (secrétaire ou RH) ;
- expliquez en quelques phrases que vous cherchez une alternance de couvreur‑zingueur dans le secteur et que vous aimeriez faire un essai ou convenir d’un rendez‑vous.
Montrer que vous êtes prêt à vous déplacer et à monter sur les toits fait souvent la différence par rapport à une simple candidature en ligne.
Adapter sa démarche selon le type d’entreprise
Le métier de couvreur‑zingueur se pratique dans des structures très différentes, qui n’ont pas toutes la même façon de recruter.
- Artisans et petites entreprises de couverture : ils interviennent surtout chez les particuliers, sur des toitures de maisons, d’immeubles, parfois en rénovation de patrimoine. Ils n’ont pas toujours le temps de publier des annonces, mais apprécient les jeunes motivés qui viennent se présenter directement.
- PME de couverture / étanchéité : elles gèrent plusieurs équipes, parfois sur des chantiers de logements collectifs ou de bâtiments tertiaires. Elles recrutent via les réseaux pros, les CFA du secteur et les candidatures spontanées.
- Entreprises spécialisées en patrimoine ou monuments historiques : travail très technique sur l’ardoise, le zinc, la pierre, souvent en lien avec des architectes du patrimoine. Elles recherchent des profils sérieux, minutieux, prêts à s’investir sur le long terme.
- Acteurs orientés “transition écologique” : entreprises qui travaillent sur le réemploi des matériaux de couverture, la rénovation énergétique des toitures, l’intégration de solutions comme les panneaux solaires ou la gestion des eaux pluviales. Mettre en avant votre intérêt pour ces sujets peut vous distinguer.
En fonction de vos envies (patrimoine, neuf, réemploi, gros chantiers, petits chantiers), ajustez votre ciblage.
Se valoriser face au recruteur
Sur un toit, la priorité d’une entreprise n’est pas de trouver quelqu’un qui sait déjà tout faire, mais une personne en qui elle peut avoir confiance.
Les points qui comptent vraiment :
- Fiabilité : être à l’heure, prévenir en cas de souci, respecter les consignes de sécurité (harnais, ligne de vie, échelles, météo).
- Comportement sur chantier : écouter, observer, poser des questions pertinentes, aider sur les tâches simples (monter les matériaux, préparer l’outillage, nettoyer le chantier).
- Attitude : pas de vertige, respect des collègues et des clients, envie de progresser, capacité à travailler dehors quelle que soit la saison.
Pour illustrer ces qualités, appuyez‑vous sur :
- vos expériences (stages, immersions, petits boulots physiques, sport, engagement associatif) ;
- des exemples concrets où vous avez tenu dans la durée, respecté des consignes ou travaillé en équipe ;
- votre goût pour le travail bien fait : sens du détail, soin apporté au résultat final.
Et l’École Gustave dans tout ça ?
Si vous souhaitez vous former en couverture‑zinguerie, vous pouvez passer par un centre spécialisé. L’École Gustave propose une formation Couvreur‑zingueur en alternance uniquement sur son campus de Paris, construite avec des entreprises partenaires du territoire.
Concrètement, la formation permet de :
- découvrir les différentes techniques de couverture (tuiles, ardoises, zinc),
- travailler en atelier avant de monter sur les chantiers,
- s’initier aux enjeux de la transition écologique sur la toiture (isolation, étanchéité, réemploi des matériaux, gestion de l’eau de pluie),
- préparer l’obtention du diplôme et l’entrée durable dans l’emploi.
Même si vous habitez en dehors de l’Île‑de‑France, vous pouvez utiliser les conseils de cet article pour trouver une alternance couvreur‑zingueur près de chez vous, et, si votre projet est compatible, envisager de rejoindre le campus parisien de l’École Gustave.
Trois questions fréquentes sur l’alternance couvreur‑zingueur
Faut‑il avoir déjà trouvé une entreprise pour entrer en formation ?
Souvent, il est possible de commencer les démarches avec un CFA ou un organisme de formation avant d’avoir signé un contrat. Il faut toutefois vérifier les règles et les dates limites propres à chaque structure.
Quand commencer à chercher son alternance ?
Le plus tôt possible : plusieurs mois avant la rentrée. Les entreprises de couverture doivent planifier leurs équipes en fonction des saisons et des chantiers, donc mieux vaut être en avance.
Peut‑on changer d’entreprise en cours de parcours ?
C’est envisageable en cas de difficultés sérieuses, de déménagement ou de rupture de contrat, mais la démarche doit se faire en lien avec le centre de formation pour sécuriser la continuité de la formation et du diplôme. Mieux vaut en parler dès que la situation se complique plutôt que d’attendre la rupture.