Publié le 22/01/26

Devenir couvreur-zingueur : métier, formation et salaire

Le métier de couvreur‑zingueur recrute fortement et attire de plus en plus de personnes en reconversion qui souhaitent travailler en extérieur et sur des chantiers concrets. Dans cet article, nous présentons le rôle du couvreur‑zingueur, ses missions, les compétences attendues, les formations possibles et les perspectives d’évolution.

apprenant en atelier pour devenir couvreur zingueur à l’École Gustave

Qu’est‑ce qu’un couvreur‑zingueur ?

Le couvreur‑zingueur est le professionnel qui réalise, répare et entretient les toitures des bâtiments, en assurant leur étanchéité, leur solidité et leur durabilité. Il pose les éléments de couverture (tuiles, ardoises, bacs acier, etc.) et met en œuvre la zinguerie : gouttières, chéneaux, noues, abergements, faîtages.

Il intervient aussi bien en construction neuve qu’en rénovation, sur des maisons individuelles, des immeubles d’habitation, des bâtiments tertiaires ou des bâtiments anciens à préserver.

Les missions d’un couvreur‑zingueur

Au quotidien, un couvreur‑zingueur peut :

  • analyser les plans, repérer les points singuliers d’une toiture et préparer le chantier (sécurité, échafaudage, approvisionnement en matériaux) ;
  • réaliser la charpente légère de couverture (liteaux, voliges), poser les écrans sous toiture et les isolants ;
  • poser et fixer les éléments de couverture en petits éléments (tuiles, ardoises, etc.) en respectant les pentes et les recouvrements ;
  • façonner et poser les éléments de zinguerie : gouttières, chéneaux, noues, rives, entourages de cheminées, abergements, évacuation des eaux pluviales ;
  • assurer l’étanchéité et la bonne évacuation de l’eau pour protéger le bâtiment des infiltrations ;
  • intervenir en réparation ou en rénovation : recherche de fuites, remplacement d’éléments endommagés, reprises partielles ou complètes de toiture.

Avec la montée en puissance de la rénovation énergétique et des solutions d’isolation par la toiture, le couvreur‑zingueur contribue aussi à améliorer la performance thermique des bâtiments.

Compétences et qualités pour devenir couvreur‑zingueur

Pour devenir couvreur‑zingueur, il faut combiner :

  • des compétences techniques : lecture de plans, travail en hauteur, traçage, découpe et pose des matériaux de couverture, façonnage et soudure du zinc, maîtrise des systèmes d’évacuation des eaux pluviales ;
  • une excellente maîtrise des règles de sécurité sur chantier (échafaudages, lignes de vie, EPI, travail en hauteur) ;
  • des qualités personnelles : bonne condition physique, absence de vertige, sens du travail en équipe, minutie, sens de l’esthétique et du travail bien fait.

C’est un métier manuel, exigeant mais très concret, où l’on voit le résultat de son travail à l’échelle d’un bâtiment entier.

Conditions de travail et environnement

Le couvreur‑zingueur travaille presque toujours en extérieur, en hauteur, sur les toits. Il est confronté aux conditions météo (chaleur, froid, vent) et doit respecter des consignes de sécurité strictes.

Selon les chantiers, il peut :

  • suivre des travaux de construction ou de rénovation sur plusieurs semaines ;
  • intervenir ponctuellement pour des dépannages, réparations de fuites ou remplacements localisés.

Les déplacements sont fréquents, principalement sur une zone géographique définie autour de l’entreprise qui l’emploie.

Quelles formations pour devenir couvreur‑zingueur ?

Le métier est accessible notamment via :

  • un CAP ou un titre professionnel orienté couverture ou couvreur‑zingueur ;
  • une formation en alternance, qui permet d’apprendre le métier en centre et sur le chantier.

À l’École Gustave, la formation Couvreur‑Zingueur prépare à un titre professionnel reconnu par l’État, délivré par le Ministère du Travail.

Le parcours repose sur :

  • un bootcamp intensif de 3 mois pour acquérir les bases du métier (sécurité en hauteur, lecture de plans, pose de tuiles et ardoises, bases de zinguerie) ;
  • une formation de 12 mois d’alternance en entreprise, avec un rythme de 3 semaines en entreprise et 1 semaine en centre de formation, pour perfectionner ses gestes, comprendre la logique de chantier et gagner en autonomie.

Les apprenant·es sont encadré·es par des couvreur·ses‑zingueur·ses expérimenté·es et travaillent sur des ateliers techniques qui reproduisent les conditions réelles de chantier.

Pour en savoir plus sur le programme, le rythme et les modalités d’inscription, vous pouvez consulter la page dédiée à la formation Couvreur‑Zingueur.

Salaire d’un couvreur‑zingueur et évolutions possibles

En début de carrière, un couvreur‑zingueur salarié gagne généralement autour de 1 900 à 2 000 € bruts mensuels, selon la région, le type d’entreprise et les primes liées aux chantiers.

Avec l’expérience, la rémunération progresse et peut devenir très attractive, notamment pour les profils qualifiés ou ceux qui se mettent à leur compte.

Les évolutions possibles sont nombreuses :

  • couvreur‑zingueur confirmé, chef d’équipe ou chef de chantier ;
  • spécialisation en patrimoine, en éco‑construction ou en étanchéité ;
  • création ou reprise d’une entreprise de couverture‑zinguerie.

Pourquoi ce métier attire les personnes en reconversion ?

Le métier de couvreur‑zingueur séduit de plus en plus d’adultes en reconversion, car :

  • il répond à un besoin fort et durable : entretien et rénovation des toitures, performance énergétique, protection des bâtiments contre les intempéries ;
  • il permet de travailler en extérieur, sur des chantiers variés, avec un vrai savoir‑faire manuel et technique ;
  • il offre de bonnes perspectives d’emploi, avec un secteur en tension et des entreprises qui peinent à recruter.

Pour quelqu’un qui souhaite exercer un métier manuel, exigeant mais très concret, la couverture‑zinguerie est une voie solide de reconversion professionnelle. Pour connaître en détail le programme, les débouchés et les conditions d’admission, vous pouvez consulter la page de la formation Couvreur‑Zingueur, qui propose un parcours intensif en bootcamp puis en alternance, pensé pour devenir rapidement opérationnel sur les chantiers.