Publié le 02/04/26
L’histoire du métier d’électricien
Le métier d’électricien du bâtiment est né avec l’électrification des foyers et des villes françaises à la fin du XIXe siècle, marquant le passage d’un artisanat expérimental à un rôle central dans la construction moderne. Au fil du temps, il s’est professionnalisé autour de la sécurité, de la domotique et des énergies renouvelables, et reste aujourd’hui un métier en forte tension, peu menacé par l’IA qui l’enrichit plutôt.
Origine du mot « électricien »
Le mot « électricien » est dérivé de « électricité », lui-même issu du grec elektron, qui désignait l’ambre jaune. C’est cette matière qui a donné son nom au phénomène électrique, parce qu’on avait observé qu’elle attirait de petits corps après frottement.
Les débuts du métier
Au départ, le métier n’a rien à voir avec l’électricien du bâtiment d’aujourd’hui : il est d’abord lié aux premiers usages scientifiques, aux démonstrations et aux premières machines électriques du XIXe siècle. Les premiers électriciens interviennent surtout sur des installations naissantes, dans un univers de laboratoire puis dans les premiers réseaux urbains, avec du matériel encore rudimentaire et très peu standardisé.
Concrètement, les débuts se font avec des câbles, des isolants, des lampes, des générateurs, des premiers tableaux et des systèmes installés au cas par cas. Les conditions de travail étaient plus artisanales et plus incertaines qu’aujourd’hui, car il fallait composer avec des normes inexistantes ou très peu développées, des matériels fragiles, et des risques électriques encore mal maîtrisés.
L’évolution du métier
Le grand tournant arrive avec l’éclairage public, l’industrialisation et l’électrification des villes à la fin du XIXe siècle, puis avec la généralisation de l’électricité dans les logements et les bâtiments au XXe siècle. Le métier se professionnalise alors fortement : il ne s’agit plus seulement d’installer, mais aussi de mettre en sécurité, dépanner, moderniser et mettre aux normes.
Aujourd’hui, l’électricien travaille avec des installations bien plus complexes qu’autrefois : tableaux électriques, circuits spécialisés, protections, réseaux de communication, domotique, chauffage, photovoltaïque et bornes de recharge. La normalisation a aussi profondément changé le métier, avec des règles de sécurité de plus en plus strictes, notamment autour de la NF C 15-100.
Électricien : le métier demain
L’électricien reste un métier en tension en France, avec des besoins de recrutement importants, notamment dans le BTP et la rénovation énergétique.
L’IA ne remplace pas vraiment ce métier, car une grande partie du travail se fait sur le terrain, dans des bâtiments différents, avec des contraintes imprévisibles, des diagnostics réels et des gestes techniques qui demandent de l’adaptation. En revanche, elle peut aider sur la préparation, l’organisation, la lecture de données techniques ou la maintenance prédictive, ce qui fait évoluer le métier vers plus de technicité et plus de valeur ajoutée.
Une formation concrète en électricité
À l’École Gustave, nous proposons des formations d’électricien du bâtiment avec une approche très concrète, tournée vers l’emploi et les besoins du terrain. La formation prépare à installer, raccorder, dépanner et sécuriser des installations électriques, dans le respect des normes, avec un apprentissage orienté chantier et professionnalisation.