Publié le 05/02/26

D’un laboratoire de diamants aux chantiers électriques : l’histoire d’Eliott

À 27 ans, Eliott n’en est pas à sa première vie professionnelle. Installé à Marseille, il est aujourd’hui apprenti électricien du bâtiment au sein d’une entreprise d’ascensoriste spécialisée dans les monte-charges et les solutions pour personnes à mobilité réduite.

Avant de rejoindre l’École Gustave, son parcours l’a pourtant longtemps éloigné des métiers manuels.

Après le bac, Eliott explore plusieurs filières à l’université : droit, disciplines théoriques… mais rien ne lui correspond vraiment sur la durée.

C’est en saisissant une opportunité à Marseille qu’il découvre un premier métier très concret : l’analyse de pierres précieuses et de diamants, au contact de professionnels de la joaillerie.

Pendant deux ans, il travaille dans une petite entreprise du centre-ville, et se rend compte qu’il aime ce lien direct entre geste précis, responsabilité et résultat tangible.

Quand l’entreprise ferme, Eliott se retrouve de nouveau en questionnement.

Il passe une certification en IA et fait quelques missions en informatique, sans y trouver le même sens qu’au laboratoire de diamants.

Ce qu’il veut désormais, c’est un métier manuel et technique, où il puisse mobiliser à la fois sa réflexion et son goût du concret.

TOP 35 des Jeunes Leaders Positifs 2026 Félicitations à Marie Blaise, notre fondatrice, lauréate du TOP 35 des Jeunes Leaders Positifs 2026 et qui porte haut les couleurs des métiers du bâtiment ainsi que de la reconversion professionnelle . À travers cette distinction, ce sont aussi nos apprenants, nos équipes et nos partenaires qui sont mis en lumière, avec une ambition commune : rendre le BTP plus inclusif, plus durable et plus attractif pour les nouvelles générations. Merci à Ouest-France, Positiv et AXA d’avoir rendu possible cette mise en lumière de projets qui ont un impact très concret sur le terrain . À l'École Gustave, on continue de former celles et ceux qui veulent construire les chantiers de demain.

Pourquoi l’électricité ? Un métier manuel, mais aussi très technique

Au moment de se reconvertir, Eliott cherche un métier qui coche plusieurs cases :

  • un quotidien manuel, loin du tout‑théorique ;
  • une vraie dimension technique et scientifique ;
  • des débouchés solides et un secteur en tension.

L’électricité s’impose progressivement comme une évidence.

« Je suis un profil assez technique, j’aime réfléchir autant que travailler avec mes mains. Le métier d’électricien, avec l’installation, le dépannage et toute la partie normes, me semblait réunir tout ça », explique‑t‑il.

Ce qui l’attire aussi, c’est la diversité du secteur : habitat, tertiaire, domotique, IRVE, maintenance… autant de terrains à explorer au fil de sa carrière.

La rencontre avec l’École Gustave

Pour trouver sa formation, Eliott fait ce que font la plupart des candidats en reconversion : il ouvre son navigateur et cherche les centres existants à Marseille.

Très vite, il tombe sur l’École Gustave et la formation Électricien du Bâtiment, accessible sans condition de diplôme et pensée pour les personnes en reconversion.

« Je savais que je voulais faire une formation en électricité du bâtiment, donc je n’ai pas cherché mille options. J’ai vu que l’École Gustave proposait exactement ce que je voulais, sur Marseille, et je me suis lancé. »

Il intègre alors le parcours classique de l’école : trois mois de bootcamp intensif, puis douze mois d’alternance en entreprise, pour apprendre le métier de façon progressive et très opérationnelle.

Trois mois pour passer de “je ne suis pas bricoleur” à “prêt pour l’alternance

Quand il arrive au bootcamp, Eliott part (presque) de zéro.

« Au début, c’est limite si je savais tenir une visseuse correctement », sourit‑il.

En trois mois, le changement est radical : il acquiert les bases pratiques et théoriques du métier, apprend à intervenir sur des installations, à respecter les normes de sécurité et à travailler en équipe.

Il insiste beaucoup sur le rôle du formateur :

« Le formateur est excellent, autant sur la pratique que sur la théorie. Il a su nous accrocher, nous transmettre son savoir et son expérience. C’est vraiment ça qui a fait l’intérêt du bootcamp. »

L’ambiance de la promo compte aussi : une quinzaine de personnes, une cohésion qui s’installe, un rythme de croisière entre ateliers et cours qui permet à chacun de progresser à son rythme.

Résultat : à l’heure d’entrer en alternance, Eliott se sent serein.

Il sait qu’il lui manque encore l’expérience terrain, mais il a le socle nécessaire pour apprendre en entreprise :

« En termes de bases, j’ai l’impression d’avoir tout ce qu’il faut pour y aller sereinement. Je n’ai pas d’appréhension particulière. »

Une alternance dans l’ascenseur… et une carrière qui se dessine

Eliott effectue son apprentissage dans une entreprise d’ascensoriste, sur des équipements de type monte‑charge et dispositifs pour personnes à mobilité réduite.

Un environnement exigeant, à la croisée de l’électricité, de la sécurité et du confort des usagers.

Même s’il est encore en début de parcours, il se projette clairement dans le métier.

Pour lui, l’électricité offre un terrain de jeu presque infini :

  • interventions en habitat et tertiaire ;
  • domotique et bâtiments connectés ;
  • IRVE et performance énergétique ;
  • maintenance, dépannage, voire création de sa propre structure, à terme.

« Je me vois clairement faire carrière dans l’électricité, potentiellement à mon compte. Il y a tellement de domaines que je peux explorer que je ne vois pas ça comme un simple passage. »

“On peut venir de loin de ces métiers, et pourtant y trouver sa place

Eliott sait que beaucoup de personnes hésitent à franchir le pas d’une reconversion vers un métier manuel, surtout lorsqu’elles viennent de parcours très théoriques ou de métiers tertiaires.

Son message est clair :

  • on n’a pas besoin d’être “bricoleur” depuis toujours pour réussir ;
  • les gestes s’apprennent, étape par étape, avec la bonne pédagogie et un accompagnement humain ;
  • la reconversion est possible, à condition d’être motivé et prêt à se remettre en mouvement.

« Au départ, je me disais : je ne suis pas du tout bricoleur, est‑ce que je vais y arriver ? Finalement, je me rends compte que c’était à ma portée. J’ai appris des choses que je ne pensais pas pouvoir faire. N’importe qui peut se convertir dans l’élec, du moment qu’il en a vraiment envie. »

Ce que l’École Gustave a changé pour lui

Quand on lui demande ce qu’il retient le plus, Eliott parle autant de la formation que de l’environnement.

Il évoque :

  • la qualité des formateurs, en particulier Pascal, ancrés dans le terrain ;
  • l’accompagnement de l’équipe ;
  • l’ambiance de la promo et la cohésion du groupe ;
  • le sentiment d’avoir trouvé une voie qui a du sens pour lui.

« Dans un contexte de reconversion, je suis très content d’avoir choisi l’École Gustave et pas un autre CFA. Tout l’environnement de l’école est au top, autant les formateurs que l’équipe et les autres apprenants. »

Pour l’École Gustave, le parcours d’Eliott illustre parfaitement sa mission : permettre à des personnes en reconversion de découvrir un métier porteur, de monter en compétences rapidement et de construire une trajectoire durable dans le bâtiment.