Publié le 06/03/26

Du développement web aux chantiers : l’histoire d'Hugo

📅 Âge : 24 ans
📍 Campus : Rennes
🎓 Formation : Électricien·ne du bâtiment

À 24 ans, Hugo a quitté son poste de développeur web à Vannes pour reprendre un métier manuel qui a du sens pour lui. Aujourd’hui alternant électricien du bâtiment sur le campus de Rennes, il revient sur sa reconversion, son bootcamp à l’École Gustave et ses premiers pas sur les chantiers industriels.

Un apprenant qui réalise une installation électrique pour se former au métier d’électricien au sein de l’École Gustave.

De Vannes aux chantiers : l’envie de travailler avec ses mains

Avant de rejoindre l’École Gustave, Hugo travaillait comme développeur web dans une entreprise à Vannes, dans le Morbihan, où il créait des sites pour les clients. Il y reste deux ans derrière un écran avant de ressentir l’envie de bouger davantage, de travailler avec ses mains et de donner plus de sens à son quotidien professionnel.

Il précise qu’il ne remet pas en cause le métier de développeur en lui‑même, mais qu’il ne s’y retrouvait plus personnellement. Ce qu’il recherchait, c’était un métier plus concret, dans lequel il pourrait voir immédiatement le résultat de ce qu’il fait, tout en gardant une dimension technique et de réflexion.

Pourquoi l’électricité ? Une première expérience qui a tout déclenché

L’électricité n’est pas arrivée totalement par hasard dans son projet de reconversion. Pendant son bac pro Systèmes Numériques, Hugo avait déjà pu tester, pendant quelques mois, une option tournée vers le métier d’électricien. Il avait finalement choisi l’option orientée réseaux et informatique, mais cette première immersion lui avait permis de « toucher du doigt » le métier et de passer une habilitation électrique.

Quand l’envie de changer de voie est revenue, il a naturellement repensé à cette expérience. Pourtant, il le reconnaît lui‑même : il ne s’est jamais considéré comme particulièrement bricoleur. C’est vraiment la motivation, l’intérêt pour l’électricité et l’envie de construire quelque chose de concret qui l’ont poussé à franchir le pas vers le BTP et la formation d’électricien du bâtiment.

Trois mois de bootcamp pour gagner en confiance

Hugo intègre ensuite l’École Gustave sur le campus de Rennes, en formation d’électricien du bâtiment. Il commence par trois mois de bootcamp intensif, encadré par son formateur Frédéric, lui‑même ancien professionnel du terrain.

Le rythme est soutenu et très axé sur la pratique : beaucoup de temps en atelier, des mises en situation, des box à faire et défaire, des « pièges » pour les pousser à réfléchir et à comprendre ce qu’ils font. Le volet théorique est bien présent, mais toujours relié à des cas concrets rencontrés sur les chantiers.

Pour Hugo comme pour ses camarades, le constat est unanime : ces trois mois de bootcamp sont un vrai plus avant l’arrivée en entreprise. Ils permettent de ne pas arriver « les mains dans les poches », de savoir de quoi on parle, de pouvoir être utile rapidement et surtout d’arriver en entreprise avec confiance.

Premiers pas en alternance dans une grande entreprise industrielle

Aujourd’hui, Hugo est alternant dans une grande entreprise d’environ 350 salariés, spécialisée dans les chantiers en milieu industriel. Il travaille principalement en binôme avec son tuteur, qui est aussi chef de chantier, et intervient sur des installations électriques neuves.

Concrètement, il participe à l’éclairage de sites, à la pose de matériel, à la réalisation de tableaux électriques triphasés et à des chantiers de méthanisation – produire du gaz, le raffiner et le revendre. Il décrit son environnement comme très structuré : EPI, vêtements, caisse à outils, organisation des déplacements… tout est en place pour lui permettre de monter en compétences dans de bonnes conditions.

Les chantiers se font en grand déplacement, ce qui impliquait au départ une petite appréhension de sa part sur la vie en communauté loin de chez lui. Finalement, il s’est rapidement adapté. L’entreprise fonctionne en semaine de quatre jours, ce qui lui permet de rentrer chez lui dès le vendredi matin. Il apprécie ce rythme et trouve le quotidien stimulant : les situations changent tout le temps, les problématiques sont variées et il sent qu’il progresse.

Se projeter dans la durée et explorer les différentes spécialités

Dès le début, l’entreprise a été claire avec lui sur ses intentions : former un alternant motivé pendant un an et le garder ensuite, en le faisant monter en compétences sur les secteurs qui l’intéressent le plus. Les chantiers couvrent un large éventail : méthanisation, automobile, ferroviaire, aéronautique, tertiaire…

Pour l’instant, Hugo souhaite surtout explorer au maximum ces différents univers. Il veut tester, comparer, voir ce pour quoi il est le plus à l’aise et le plus motivé, puis se spécialiser progressivement et « faire sa place » dans le métier. Il se projette déjà sur le long terme dans l’électricité, avec l’envie de continuer à apprendre et à évoluer.

« On se sent vraiment en confiance grâce à la formation »
Avec un peu de recul sur son bootcamp et ses premières semaines en entreprise, Hugo insiste surtout sur un point : la confiance. Il dit se sentir à l’aise face aux situations qu’il rencontre sur les chantiers, précisément parce qu’il a pu s’entraîner en amont, comprendre les bases et travailler sur des cas proches du réel pendant la formation.

Il recommande la reconversion dans le BTP à toutes les personnes motivées par les métiers du bâtiment, même à celles qui, comme lui, ne se considèrent pas bricoleuses au départ. Selon lui, le modèle de formation proposé par l’École Gustave – avec un bootcamp intensif avant l’alternance – fait « vraiment la différence » une fois en entreprise, par rapport à des parcours plus classiques.

Aujourd’hui, il est heureux d’aller au travail le matin, curieux de découvrir ce que la journée va lui réserver, les nouvelles problématiques à résoudre et les chantiers sur lesquels il va intervenir. Ce changement de vie lui permet de retrouver du sens, du mouvement et le plaisir de voir concrètement le résultat de son travail.

École Gustave