Publié le 14/04/26
Noémie, du spectacle vivant à la plomberie-chauffage
📅 Âge : 33 ans
📍 Campus : Marseille
🎓 Formation : Plombier·ière-chauffagiste
À 33 ans, Noémie a choisi de changer de cap après avoir travaillé pendant huit ans dans la production de spectacle vivant. En rejoignant l’École Gustave à Marseille, elle s’est engagée dans une reconversion vers la plomberie-chauffage, avec l’envie de trouver un métier plus concret, plus utile et plus ancré dans le réel.
Une reconversion vers plus de concret
Pendant plusieurs années, Noémie a évolué dans le secteur culturel, jusqu’au moment où elle a eu la sensation d’avoir fait le tour de son métier. Elle raconte avoir ressenti un besoin croissant de se tourner vers une activité plus proche des gens, plus tangible, et porteuse de sens au quotidien.
Lorsqu’elle commence à réfléchir à sa reconversion, le BTP s’impose assez vite comme une direction possible. Parmi les différents métiers qu’elle explore, la plomberie retient particulièrement son attention, parce qu’elle y voit un métier très technique.
Les Fabricoleuses comme point de départ
Dans cette phase de recherche, Noémie s’appuie sur les Fabricoleuses à Marseille, une association qui regroupe des artisanes et lui permet de mieux découvrir les métiers manuels. C’est par ce biais qu’elle rencontre Pauline Courbon, directrice du campus de Marseille.
Elle réalise ensuite un stage d’immersion avec un plombier-chauffagiste, une étape décisive dans son parcours. Cette première expérience sur le terrain lui permet de dépasser certains a priori sur le métier et de valider concrètement son envie de se lancer.
L’arrivée en formation
À son arrivée à l’École Gustave, Noémie découvre un univers entièrement nouveau, avec de nouveaux outils, de nouveaux gestes techniques et de nouvelles façons de raisonner. Elle explique avoir particulièrement apprécié le bootcamp, parce qu’il mêlait pratique et théorie et lui permettait d’entrer progressivement dans un secteur qu’elle ne connaissait pas auparavant.
Elle était la seule femme de sa classe, mais dit avoir été bien accueillie dans ce cadre. Elle évoque notamment Nicolas, son formateur, qu’elle décrit comme bienveillant et capable de rendre le métier accessible à n’importe qui s’il est motivé.
Une base solide pour l’entreprise
Elle rejoint ensuite une entreprise de CVC à Marseille, où elle commence par beaucoup observer avant de monter progressivement en compétences sur des chantiers de plus grande ampleur. Elle souligne aussi la bienveillance de son tuteur et de son chef, qui ont contribué à rendre cette immersion terrain rassurante et formatrice.
Une voie dans laquelle elle se projette
Aujourd’hui, Noémie poursuit son parcours dans l’entreprise où elle a effectué son alternance, désormais en CDI. Ce qu’elle aime dans ce métier, c’est sa diversité, la nouveauté permanente des chantiers et la possibilité d’élargir encore ses compétences au fil du temps.
Son témoignage porte aussi un message clair pour les femmes qui hésitent à se lancer dans le BTP. Elle insiste sur le fait que sa place y a été reconnue, que l’accueil a été bienveillant, et que les freins associés à ces métiers reposent souvent davantage sur des clichés que sur la réalité du terrain.